Test HCFR du casque Erdre Audio D201G

Test HCFR du casque Erdre Audio D201G

Erdre Audio D201G

Erdre Audio D201G

Test HCFR

par

André_ajr

 

 

Les Caractéristiques Principales :

 

171208 Erdre D201G éclatéUne technologie à double haut-parleurs :

Chaque écouteur du casque intra-auriculaire Erdre D201G est doté de deux haut-parleurs pour une teinte musicale plus riche et équilibrée. Le premier transducteur dynamique, de 10 mm, chargé de diffuser des basses toniques et puissantes, l’autre, de 6 mm, assurant des mediums et des aigus clairs et précis.

 

 

171208 Erdre D201G casqueUn look soigné et résistant :

Ecouteurs en alliage d’aluminium anodisé canon de fusil, connecteur jack plaqué-or, microphone en métal, câble de cuivre traité contre les emmêlements, tout sur l’Erdre D201G a été prévu pour une utilisation aussi bien nomade que sédentaire.

 

171208 Erdre D201G avionUne grande isolation phonique :

L’isolation phonique des Erdre D201G est de -12 dB minimum, selon le type d’embouts utilisé. Cela permet un grand confort d’écoute chez vous, en extérieur ou dans les transports, que vous écoutiez de la musique ou que vous regardiez une vidéo.

Cinq sortes d’embouts sont fournis avec les intras Erdre D201G pour convenir à toutes les morphologies d’oreilles : Trois tailles d’embouts arrondis de silicone noire, des embouts à double ailette et enfin, des embouts en mousse à mémoire de forme.

 

171208 Erdre D201G clicGardez le contact : 

Grâce au microphone incorporé au câble audio des Erdre D201G, vous pouvez dialoguer au téléphone tout en profitant de la qualité sonore et de l’isolation de votre casque Erdre Audio. Celui-ci est compatible avec les téléphones iPhone et Android.

Vous pourrez lancer un morceau, faire pause, aller au morceau précédent ou au morceau suivant. Encore mieux, la télécommande permet de prendre un appel téléphonique, puis de raccrocher. Quand l’appel se termine, votre morceau de musique ou votre podcast reprend là où il s’était arrêté. 

 

 

Les Caractéristiques Techniques Constructeur :

  • Marque : Erdre Audio
  • Modèle : ERDRE D201G
  •  Type d’écouteurs : écouteurs intra-auriculaires en aluminium (alliage 6063)
  •  Type de haut-parleurs : deux transducteurs dynamiques en néodyme NdFeB (10 mm basses + 6 mm aigus)
  • Gamme de fréquences : 15 Hz -23 kHz
  • Impédance :8Ω±15%
  • Sensibilité : 101 ±3dB à 1kHz/mW
  • Isolation phonique : -12 dB minimum (variable selon le type d’embout utilisé)
  • Connecteur : Jack Stéréo 3.5 mm plaqué-or 24k traité anti-corrosion
  • Longueur de câble : 1.2M – câble de cuivre avec gaine élastique anti-emmêlement
  • Microphone en métal compatible iPhone et Android
  •  Poids : 19 grammes
  • Accessoires: embouts en silicone à double ailettes, embouts en mousse et 3 tailles d’embouts flexibles en silicone

 

Prix public constaté : 79 Euros TTC

– lien vers le sujet HCFR dédié aux casques Erdre : http://dev.hcfr.fr/forum/casques-haute-fidelite/erdre-audio-iem-de-france-t30082272.html

 

– lien vers le site du constructeur Erdre, page dédié au casque D201G : https://www.erdre-audio.com/ecouteurs-intra-auriculaires/erdre-audio-d201g/ 

 

 

 

 

 

Préambule : 

Afin que cet essai retienne l’éventuelle attention qu’il pourrait mériter, j’indique qu’il a été fait dans l’environnement que j’utilise quotidiennement ou très fréquemment pour l’écoute de la musique classique, du jazz, de la variétés française et internationale. Encore un peu de musique pour anciens jeunes comme les Pink Floyd et des artistes moins connus telle la pétillante joueuse de koto et chanteuse japonaise Mieko Miyazaki ou des artistes africains comme Rokia Traoré, Toumani Diabaté et Ballaké Sissoko.

Ce qui se décrit au niveau casques :

  • Sédentaires à arceau : amplificateurs Stax SRM-727II/SRM-252S, Creek OB11 sur Stax SR-009/SR-207, Beyer Dynamic DT911,
  • Nomades sur source Astell & Kern AK70 : Focal Spirit Professional, Sennheiser Momentum M2 circum-auriculaire, IEM, AKG K3003i et N40,
  • De plus, quelques Focal Sphear, Kennerton Jimo en partance dans la famille etc…,
  • Auxquels nous pouvons ajouter les Earsonics Velvet malencontreusement tombés de mon sac à dos l’année dernière. Et les S-EM9 que j’ai pu très longuement essayer par deux fois pendant plusieurs jours en 2016 et en 2017.

Ce qui pourrait donc faire craindre à ces écouteurs D201G de chez Erdre Audio de se retrouver face à plutôt forte partie.

Il convient donc de souligner le courage de la société Erdre Audio d’avoir pris le risque de nous les proposer pour en effectuer l’essai, alors que ce sont surtout les casques HDG, voire THDG qui retiennent l’attention de ceux qui fréquentent l’univers du casque sur notre Forum HCFR.

D’autant, que ce sera votre serviteur qui devra donner son avis sur ces écouteurs Erdre D201G, puisque nos testeurs patentés Eric_dub, Julien_cleriensis et Bernard_kéké26 sont actuellement très occupés par d’autres tests de casques à arceau.

De même me faut-il également préciser que je me rends souvent aux concerts classiques organisés près de chez moi où se produisent des formations et artistes de musique classique très connus. Comme le trio Wanderer très récemment (Diapason d’Or 2017) et le pianiste Cédric Tiberghien ce soir Samedi 2 Décembre.

A ce propos, comme je l’avais encore fait récemment sur un fil présent dans la rubrique des casques sédentaires, lorsque j’ai la chance de pouvoir assister à un concert au cours duquel ont été interprétées des œuvres par des artistes dont le CD correspondant se trouve dans ma discothèque. Je m’empresse ensuite de comparer ce que je viens d’entendre de ma place des premiers rangs avec ce que permettent de reproduire mes systèmes de casques sédentaires et nomades. Ou la chaîne HiFi constituée de colonnes Dynaudio Contour 3.0 alimentées par deux blocs amplificateurs Rega Exon, associés à un préampli Hal et un lecteur CD Jupiter de la même marque.

Exercice qui comporte quelques risques pour le matériel, fut-il haut de gamme de son époque, pour la chaîne Hifi et très haut de gamme pour le casque, car ceux qui n’écouteraient que de la musique enregistrée, auraient énormément de surprises s’ils avaient la curiosité de faire la même chose.

Puisque tout ce petit monde Audio ne joue évidemment pas dans les mêmes catégories techniques et de niveau de prix, tout ce qu’il me paraît utile d’être précisé afin que d’éventuelles critiques ne paraissent pas trop sévères à ceux qui n’ont jamais prêté une oreille aux IEM HDG multivoies tels ceux cités.

Mais, revenons aux Erdre D201G.

 

 

– lien vers le sujet HCFR dédié aux casques Erdre : http://dev.hcfr.fr/forum/casques-haute-fidelite/erdre-audio-iem-de-france-t30082272.html

 

 

 

 

 

 

Après avoir indiqué que le fonctionnement des Erdre D201G se fait en deux voies confiées à deux drivers dynamiques, encore mieux qu’un long discours, merci de consulter les caractéristiques techniques du constructeur en page 1.

Alors ces écouteurs arrivent dans un emballage en carton qui les laisse entrevoir au travers d’une petite fenêtre translucide. Une fois ouverte (délicatement puisqu’il vont prochainement repartir chez Erdre à Nantes), nous nous trouvons devant un présentoir en plastique qui comprend les écouteurs sur lesquels sont installés une paire d’embouts en silicone.

On y trouve également une autre paire similaire plus petite et une troisième à deux ailettes (bi-flange) toujours en silicone. Enfin, une dernière paire en mousse et un étui de transport et de rangement rond et noir d’une taille judicieusement choisie. Ceci afin de ne pas avoir à torturer le câble lorsqu’on met les D201G à l’intérieur et suffisamment petit pour pouvoir être très facilement mis dans une poche.

Le câble fin qui ne génère jamais de bruits de frottements comporte une télécommande (arrêt/pause/lecture/prise de communication) et une pince en plastique pour éventuellement le fixer sur un vêtement.

Une toute première écoute en sortie de l’emballage révèle que ces écouteurs peuvent très bien être utilisés immédiatement sans attendre les résultats bénéfiques d’un rodage. L’ensemble des fréquences est bien équilibré offrant une écoute qui classe les D201G dans la catégorie des casques dits clairs.

Néanmoins, comme j’entends certaines petites choses qui devraient normalement disparaître à l’issue d’une période correcte de rodage, les Erdre sont branchés sur le petit baladeur Sandisk Sansa Clip Sport que l’autonomie de la batterie de 36 heures me permet d’utiliser pour réaliser en chaque occasion cette séance d’échauffement des drivers. Toujours utile puisque leur partie mécanique est composée d’une suspension et d’une membrane plus ou moins rigides.

En effet je ne pense pas qu’une période de rodage soit vraiment nécessaire lorsque les écouteurs sont équipés d’un transducteurs à armature équilibrée ou de plusieurs de ce type.

Pour l’anecdote, je signale que j’aurais renvoyé le casque à arceau Kinden B8après la première écoute tellement le son qui en sortait était inécoutable (50/60 heures minimum de rodage) lorsqu’il était totalement neuf.

 

Les Ecoutes :

Les premières se sont déroulées au cours de ballades à un rythme très rapide et ensuite en position statique. Quant à la confrontation avec les autres écouteurs en ce moment à ma disposition, en voici la liste :

  • AKG K3003i (3 voies/ 1 transducteur dynamique, 2 à armature équilibrée),
  • AKG N40 ( 2 voies/ 1 transducteur Dynamique, 1 à armature équilibrée) ,
  • Focal SphearV1,
  • Kennerton Jimo(deux transducteurs dynamiques/2 voies) auxquels s’ajoutent les
  • SoundMagic E10 que ma femme utilise lorsqu’elle regarde certaines émissions à la télévision ou lorsqu’il est tard le soir.

Tous ces casques étant équipés des tips qui conviennent le mieux à mes conduits auditifs (ceux en ronds et à deux ailettes en silicone me conviennent parfaitement), la confrontation a eu lieu dans le calme du salon en utilisant quelques-uns des extraits de musique, dont on trouvera le détail en postscriptum. Fichiers flac 16 bits.44.1 khz que je connais particulièrement bien puisque je m’en sers très souvent pour ce genre d’exercice.

Avant cela, il ne serait toutefois pas logique de ne pas commencer par les D201G.

Ces Erdre délivrent un massage musical bien équilibré sur l’ensemble de la bande des fréquences. Leur signature sonore tend nettement vers une clarté propre à ne pas cacher grand chose de ce qu’ils sont appelés à reproduire.

Une fois bien rodé (20/30 heures), le grave est puissant, profond, détaillé. Détaillé comme le sont le médium et l’aigu. Cependant, ce dernier pourrait parfois paraître monter un peu trop haut en certaines circonstances à ceux qui sont sensibles à la partie haute des fréquences.

Or, cette caractéristique sonore étant absente lorsque les D201G sont alimentés par un amplificateur de casque Creek et un lecteur CD Rega Planet, ne se pourrait-il pas que cela n’apparaisse pas avec un autre DAP au sonorités plus chaudes que celles du AK70 ?

Des orchestres symphoniques, Concertgebow d’Amsterdam dans le 2ème mouv. de la symphonie n°4 de Mahler et de celui de Chicago dans So spraht Zaratoustra qui permettent aux D201G de démonter un certain savoir-faire avec les timbales et les instruments plus délicats dont ils permettent d’entendre un grand nombre de détails et des nuances.

Aux formations de musique baroque qui sont loin de les rebuter (Vivaldi: concerto pour hautbois, cordes et continuo), jusqu’aux chanteuses lyriques qu’ils accompagnent avec un certain talent (Cecilia Bartoli, opera proibita). Ces écouteurs Erdre ne se défaussent pas devant des musiques plus rudes, comme la BOF Drive (Real Hero) ou face à Massive Attack que j’ai vu lors d’une ancienne session des – Plages électroniques – organisées chaque été à Cannes.

La voix de Jacques Brel que j’ai également entendue au cours de deux récitals est telle qu’elle se trouve dans mon souvenir. Le piano de Michel Petrucciani, le violon de Stéphane Grapelli et la franchise de la batterie dans Flamingo et Sweet Georgia Brown font plaisir à entendre. C’est net, détaillé, plutôt juste en timbre et vivant.

Toutefois, c’est avec les CD enregistrés par Igor Kirkwood ( Arvo Pärt – the deer’s cry/Liszt Via Crucis), Julien Reynaud (Essences baroques/Arkhaïtz Chambonnet/ Ad Vitaem) et des enregistrements Passavant présents sur le CD n°4 de tests de la revue Prestige Audio-Vidéo que l’on peut se rendre compte de l’équilibre et d’un assez bon respect des tonalités de la part des D201G.

Leur véritable air de parenté sonore avec les Focal Sphear me conduit à penser qu’ils représentent tous les deux le son Français, alors que le son Russe, beaucoup plus grave et sombre, aurait été confié aux Kennerton Jimo.

Dans le premier cas, on voit tout au risque d’être parfois un peu ébloui, alors que l’on risque de manquer quelques-unes des informations dans le confort de la pénombre des autres.

Une dernière écoute confirme que les timbales interviennent fort à propos au début de – Ainsi parlait Zarathoustra – sur les Erdre tandis que nous nous trouvons face à une grande paroi sonore uniforme et un peu floue avec les Kennerton Jimo.

Donc, ceux qui recherchent un beau et bon grave ne devraient pas être déçus par ce qu’ils entendront.

La partie médiane des fréquences où se trouve la majorité de la musique est également bien représentée puisque la voix parlée de Maxime Saury et celle chantée de Jacques Brel ne paraissent bien peu critiquables.

D’ailleurs, le hautbois du concerto de Vivaldi enregistré par C. Bartholomée dont je me sers comme juge me paraît tout à fait conforme à ce que l’on doit attendre de la part d’écouteurs de cette catégorie.

L’aigu qui pourrait parfois chatouiller les oreilles sensibles suit la tendance générale en proposant un son de violon très correct (Capuçon dans Thaïs de Massenet) n’est pas le seul dans ce cas, puisque les Focal Sphear se comportent plus ou moins de la même façon en en ajoutant même encore un peu plus.

Il sera possible, bien sûr, d’échapper à ces éventuels chatouillis sonores avec d’autres modèles comme les Jimo ou les SoundMagic E10. Mais, ce sera au prix d’une perte assez sévère d’informations et d’accès à une partie importante de la musique.

A titre informatif, je vais donc terminer en positionnant les Erdre D201G par rapport aux autres IEM qui viennent de leur être opposés.

Les Erdre sont bien meilleurs que les SoundMagic E10 qui conviendront mieux à ceux qui sont à la recherche d’un son plus confortable et qui acceptent le compromis qu’ils proposent en les privant d’impact et de profondeur dans le grave et d’un partie de finesse et des détails des aigus.

Je préfère globalement les D201G aux Sphear puisque si la ressemblance me paraît évidente en termes de signature sonore, le grave des Erdre me paraît nettement préférable (impact/netteté) à celui des Focal. Parce que la bande de reproduction des fréquences des Sphear doit avoir des niveaux plus élevés à ses deux extrémités (en V).

En revanche, s’ils ne déméritent vraiment pas face à eux, la marche sur laquelle se trouvent les AKG N40 est inaccessible aux D201G.

Quant aux AKG K3003i, ils mettent la barre encore plus haut puisque ce sont les meilleurs écouteurs de type universel qu’il m’est arrivé d’entendre jusqu’à présent, même si les Earsonics S-EM9 (trois voies/9 transducteurs à armature équilibrée) pouvaient à peu près les égaler lorsque je parvenais à obtenir une très bonne étanchéité avec n’importe quels embouts (meilleurs résultats avec les tri-flanges des Jimo). Ce qui n’avait malheureusement pas été souvent le cas.

En conclusion si les Erdre D201G ne parviennent pas à concurrencer les AKG N20 et les K3003i dont le ppi est je le rappelle de respectivement 399€ et 999€. Ils se font une très belle place sur le plan sonore par rapport à leurs autres concurrents du jour qu’ont été les Focal Sphear V1, Kennerton Jimo (ppi 350€, mais la qualité de fabrication est remarquable) et SoundMagic E10* (50€).

Je place d’ailleurs personnellement les Erdre D201G devant les Kennerton Jimo et la première version des Sphear, les pourtant réputés Soundmagic E10 se trouvant selon moi loin derrière.

* à l’exception de la longueur différentes des coques plus importante sur les Erdre certainement en raison de la présence de deux drivers, la ressemblance des D201G avec les Soundmagic E10 est telle que lorsqu’elle les a vus, ma femme m’a dit: On dirait les miens !

Les fichiers utilisés :

  • Amber Rubarth : storms are on the ocean,
  • Helen Merrill : where Flamingos fly,
  • Rachmaninov : Les vêpres op.37 par le chœur national d’URSS dirigé par A. Svechkov (Chant du monde),
  • David Daniels (contre-ténor) : Nacht und Träume,
  • J. Massenet] : Thaïs par Renaud Capuçon,
  • G. Mahler: symphonie n°4 (2ème mouvement) par le Royal concertgebow d’Amsterdam dirigé par Bernard Haitink (Philips). CD faisant partie des 35 meilleures prises de son Hifi-vidéo/L’audiophile/Son-Vidéo Magazine,
  • Cl. Debussy : Préludes pour piano – danseuses de Delphes et les collines D’Anacapri par Philippe Bianconi,
  • Essences baroques : Couperin par E. Chambonnet. label Ad Vitaem. Ingénieur du son Julien Reynaud,
  • Kristin Korb : Mrs Pinocci’s guitar ( Chesky records),
  • Sara K : Break my heart,
  • Arvo Pärt : The deer’s cry par Vox Clamantis. Ingénieur du son Igor Kirkwood,
  • Bill Evans : Montreux Jazz festival – One for Helen -,
  • Blue Coast Collection n°2 : three little birds par Chris Kee et Keith Greeninger. Ingénieur du son J-C Reynaud,
  • Rokia Traoré : Bowboïm – Déli -,
  • J-M Canteloube : Chants d’Auvergne. La delaissado. Par Maria Bayo,
  • Cd de tests n°4 de la revue prestige audio : Maxime Saury, Big band et blues-rock (guitare électrique et batterie reproduites sans compression). Ingénieur du son Philippe Muller,
  • Listz : Via Crucis. Vox Clamantis et J-C Pennetier (piano). Enregistré dans le Temple de Lourmarin (84) par Igor Kirkwood,
  • Massive Attack : Protection et Five man army,
  • Pink Floyd : Time et Money,
  • BOF Drive : real hero,
  • Michel Petrucciani et Stéphane Grappelli : Flamingo/Sweet Georgia Brown,
  • Jacques Brel : Jojo/Les marquises,
  • Mieko Miyazaki et Suzan Lagrost : koto et flûte,
  • Moussorgski : sans soleil par Evgueni Nesterenko et Vladimir Krajnev,
  • Cécilia Bartoli : opera proibita. Vanne pentita a piagere (DECCA),
  • Vivaldi : concerto pour hautbois, cordes et continuo. Alfredo Albertini. Ingénieur du son C. Bartholomée,
  • R. Strauss : Ainsi parlait Zarathoustra par l’orchestre symphonique de Chicago dirigé par Fritz Reiner,
  • Natalie Merchant : the Pepper man,
  • Arianna Savall : Piewoh.

 

 

– lien vers le sujet HCFR dédié aux casques Erdre : http://dev.hcfr.fr/forum/casques-haute-fidelite/erdre-audio-iem-de-france-t30082272.html

 

 

 

 

 

Suite et fin en beauté :

Comme à chaque fois que les performances des écouteurs me paraissent le valoir, j’ai branché les Erdre D201G sur l’ampli de casque Creek OB11 (classe A) qui aura vingt ans en début d’année prochaine.

Dans ces conditions, inutile de faire un tour d’horizon général de ce dont je me sers habituellement, puisque si un casque ou des IEM franchissent avec succès les obstacles que représentent le deuxième mouvement de la 4ème symphonie de Gustav Mahler, l’introduction de Also Sprah Zarathustra et les excellents enregistrements qui se trouvent sur le CD de test n°4 de Prestige Audio vidéo, c’est qu’ils pourront affronter tout le reste et l’on peut les recommander sans réserve.

Et, c’est ce qu’il se passe avec les Erdre D201G, la véracité des instruments monte de deux crans en comparaison de l’écoute précédente sur le Astell & Kern K70 qui n’est pourtant pas le pire des DAP facilement transportables. Ce qui aurait pu précédemment déranger sur les cordes a disparu. La scène sonore sort des oreilles. Grave, médium et aigu, l’équilibre de l’ensemble est très bon. La musique gagne beaucoup en richesse.

Mais, c’est lorsque l’on écoute à nouveau la voix de Maxime Saury, sa clarinette et le piano, puis, le scherzo du quatuor avec piano opus 60 de J. Brahms (piano, violoncelle, violon et alto/Passavant enregistrement de Bernard Neveu) que l’on peut se rendre compte des belles qualités sonores de ces D201G (je rappelle que j’ai assisté au concert du trio Wanderer il y a deux semaines).

L’Orchestre à vents du conservatoire de Saint-Claude enregistré par Philippe Muller et le dernier extrait tiré du CD Bowers & Wilkins (vol.1/Blue de Gil Koolow) du même ingénieur du son, impressionne pour ce si petits écouteurs lorsque intervient la batterie qu’il est conseillé d’écouter – en mettant toute la gomme -.

La guitare de Arkhaïtz Chambonnet magnifiquement enregistrée par Julien Reynaud (cleriensis) force le compliment tant elle est naturelle.

Quant aux Via Crucis, Mare Nostrum et The deer’s cry dont l’enregistrement a été réalisé par Igor Kirkwood, les Erdre D201G les sert très bien également.

Aussi, à l’issue de cette dernière écoute dans des conditions qui ont fourni l’occasion aux D201G de démontrer, encore mieux, toutes leurs qualités sonores, on ne peut hésiter à les recommander à ceux qui recherchent des écouteurs équilibrés sur l’ensemble des fréquences, neutres et détaillés à un prix encore très abordable.

Parce que quand même, des écouteurs qui jouent aussi bien les deux extraits symphoniques qui leur ont été imposés, ainsi que les autres excellents enregistrements, n’auront vraiment aucun mal à aborder les rivages des autres genres de musique la plupart du temps bien moins complexes et difficiles à reproduire.

Enfin, vous n’aurez certainement pas manqué de remarquer un aspect que l’on ne retrouve en général que sur des casques et écouteurs de qualité. Car, si les Erdre D201G pourront être plus ou moins sous-exploités lorsqu’ils ne seront associés qu’à des sources et fichiers de qualité faible ou moyenne, ils ne pourraient donc pas toujours être les véritables responsables des éventuelles critiques au sujet de ce qui est entendu qui pourraient bien s’envoler en utilisant une autre source et des fichiers de meilleure qualité.

 

André_ajr
HCFR – Décembre 2017

 

– lien vers le sujet HCFR dédié aux casques Erdre : http://dev.hcfr.fr/forum/casques-haute-fidelite/erdre-audio-iem-de-france-t30082272.html

 

– lien vers le site du constructeur Erdre, page dédié au casque D201G : https://www.erdre-audio.com/ecouteurs-intra-auriculaires/erdre-audio-d201g/ 

 

 

 

 

 

 

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